Arvida : la construction d’un idéal

Présenté par: Musée du Patrimoine d’Arvida

Représentation en 3D d’une maison à toit versant. Devant, une porte centrale, quatre fenêtres (dont deux sont des lucarnes), une galerie et un escalier. Derrière, une porte à droite, deux fenêtres (dont une à l’étage), une galerie et un escalier. Sur les murs de gauche et de droite, quatre fenêtres (dont deux à l’étage).
Maison de type A (numérisation). Centre d’histoire Arvida. Modélisation : Stratéolab.

En fondant Arvida en 1926, Arthur Vining Davis fait plus qu’implanter une usine : il bâtit un milieu de vie. Et il le fait à la vitesse de l’éclair.

Pour attirer la main-d’œuvre et développer son sentiment d’appartenance et de fierté, il lui offre l’accès à un logis unifamilial neuf, abordable et situé près de l’usine et des services, dans des quartiers où cohabiteront travailleurs et contremaîtres. Pour respecter les délais serrés, la production des maisons se fait en série. Les éléments de menuiserie préfabriqués sont acheminés aux chantiers sur des voies ferrées temporaires. La standardisation n’empêche cependant pas la diversité des modèles, chaque maison se distinguant de sa voisine. Dessinés aux États-Unis, les plans seront graduellement adaptés à l’architecture traditionnelle du Québec, du toit à double versant jusqu’à la division des pièces. Le 15 juin 1926, on procède à la première excavation. En 135 jours, 270 logis seront construits. D’autres suivront tout aussi rapidement.

Arvida : une ville signée Une histoire dans une boîte à lunch De l’idée au lingot Effort de guerre Un foyer en héritage
Complément
  • Saguenayensia, Arvida, ville du patrimoine mondial ?, vol. 42, no 2, 2006, p.16.