La fin du bois flotté

Présenté par: Musée du Patrimoine d’Arvida

Une bille de bois blond. Au centre, une étiquette de métal doré portant une inscription en majuscules : VESTIGE D’UNE ÉPOQUE. DERNIÈRE BILLE FLOTTÉE DANS LA RIVIÈRE AUX SABLES. OCTOBRE 1979.
Dernière bille de bois flottée dans la rivière aux Sables, octobre 1979. Centre d’histoire Arvida, collection Marguerite Belley, 2015.0046. Photo : Paul Cimon.

22 octobre 1979. Une page se tourne dans l’histoire de l’exploitation forestière au Saguenay. Le dernier billot à avoir flotté sur la rivière aux Sables termine son voyage au moulin Price de Kénogami. C’est la fin d’une époque.

Depuis toujours, pour sortir le bois du bois, l’eau demeure la meilleure voie. En hiver, on abat les arbres à la hache, on taille au godendard des billots, on les corde sur d’immenses traîneaux montés sur des patins que de valeureux chevaux tirent jusqu’au lieu de stockage situé près d’un cours d’eau. Au printemps, on met les billes à l’eau. Plus fort est le débit de la rivière, plus rapide est la descente. Pour s’en assurer, on aura construit des écluses dont on ouvrira au besoin les vannes. On surveille surtout les embâcles, que les draveurs réussiront à défaire en utilisant leurs longues gaffes. Mais ce temps est révolu. C’est la fin des chemins d’eau. Dorénavant, les billots emprunteront les routes de terre.

Avantages naturels Une histoire en trois dimensions
Complément
  • Le Saguenay historique, #2, collection « Mon pays », Montréal, Fides, 1940, p.10.

  • Saguenayensia,  L’industrie du bois, vol. 45, no. 3, 2003.