Arvida : une ville signée

Présenté par: Centre d’histoire Arvida

Une réplique de l’enseigne extérieure de 1957. Deux poteaux en aluminium réunis par des losanges en métal soutiennent un panneau bleu à double face formé d’un triangle isocèle horizontal aux coins arrondis. L’inscription suivante est inscrite en blanc : Bienvenue à ARVIDA. Au sommet trône un lingot d’aluminium.
Raymond Dufour (artiste), dessin d'un panneau-réclame Bienvenue à Arvida, 1956, Centre d'histoire Arvida.

Dans les années 1920, Arthur Vining Davis, roi de l’aluminium en Amérique, s’intéresse au Saguenay. La production de ce que l’on appelle alors le « métal magique du XXe siècle » demande beaucoup d’énergie et les propriétaires du barrage de L’Isle-Maligne en ont justement à revendre. Il devient leur associé.

Il acquiert 2 400 hectares de terrain entre Jonquière et Chicoutimi pour y implanter une immense usine qu’il entourera d’une ville modèle dont il commande les plans à un célèbre architecte new-yorkais. Ainsi naîtra Arvida, acronyme du nom de son fondateur. Merveille d’urbanisme avec ses maisons familiales aux modèles diversifiés, ses larges artères, ses rues sinueuses, ses parcs et ses bâtiments de prestige, la ville traduit un idéal de perfection dans l’aménagement d’une cité industrielle. Soigneusement préservée, elle aspire aujourd’hui à figurer sur la prestigieuse liste des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissance ultime de la volonté d’Arthur Vining Davis de créer une œuvre qui traverse le temps.

Arvida : la construction d’un idéal Une histoire dans une boîte à lunch De l’idée au lingot Un foyer en héritage Effort de guerre
Complément
  • Dany Côté, D’où proviennent les noms des municipalités, Saguenayensia, vol. 48, no 2, 2006, p. 6.

  • Dany Côté, Bref historique des anciennes villes de l’arrondissement Jonquière, Saguenayensia, vol. 48, no 2, 2006, p. 9.