Arthur Villeneuve : une maison dans un musée

Présenté par: La Pulperie de Chicoutimi, musée régional

À l’intérieur d’une ancienne usine est posée une maison québécoise traditionnelle. Sa façade, couverte de fresques colorées, est percée d’une porte et de deux fenêtres qui laissent entrevoir les murs intérieurs entièrement peints aussi. Le mur droit de la maison ne porte pas de dessins.
Arthur Villeneuve, Maison Arthur-Villeneuve, 1959. Bois, métal, verre, peinture. La Pulperie de Chicoutimi / Musée régional, 1994-0800.1-3. Photo : Paul Cimon.

1957. Arthur Villeneuve, barbier de profession, entend à l’église la parabole des talents de saint Mathieu : tout homme a reçu un don qu’il se doit de faire fructifier. Il prend une décision qui changera sa vie. Il deviendra artiste, « peintre naïf primitif », dira-t-il plus tard.

Il amorce son œuvre maîtresse en recouvrant les murs de sa maison de fresques colorées racontant sa ville, sa région et sa vision du monde. Il y travaille 18 mois, de jour comme de nuit, et ouvre au public son « Musée de l’artiste » en 1959. En dépit de l’incompréhension et des moqueries initiales, il persiste et… peint. Le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une rétrospective en 1974. En 1993, le gouvernement canadien reconnaît sa maison comme trésor national. L’année suivante, elle est déménagée à La Pulperie de Chicoutimi − Musée régional. Venez voir! Sous ses coups de pinceau, les murs parlent!

Solides et solidaires Au rythme des saisons et du violon
Complément
  • Saguenayensia, Arthur Villeneuve, un peintre, une région, vol. 44, no 01, 2002, p. 25.

  • Micheline Marion et Nathalie Boudreault, Arthur Villeneuve : un homme et sa maison, Chicoutimi, Édition JCL, 2002, 136 p.